Dimanche 23 août 2009 7 23 /08 /Août /2009 03:10

Et voilà !.... c’est la fin d’une tranche de vie extraordinaire. Je pars avec l’envie de rester mais aussi avec le sentiment d’avoir idéalement comblé ces 2 années, avec la satisfaction de m’être approprié ma vie et de l’avoir enrichie.

Si j’ai vécu cette aventure avec autant d’intensité et de plaisir c’est aussi parce que je savais qu’elle aurait une fin.

Ma vie au Cambodge a été chaque jour un spectacle dont je ne me suis jamais lassé.

Les belles couleurs de l’automne ne m’ont pas manqué (ici ce sont les sourires qui se ramassent à la pelle), pas plus que le froid, la neige et l’hiver.

J’appréhende de retrouver mon pays car paradoxalement, ce Cambodge dont la politique est  plus proche de la dictature que de la démocratie, m’a offert une grande bouffée de liberté. Ceci dit, le Cambodge est loin d’être un paradis pour tous, et en France il reste encore quelques libertés ….en tout cas j’espère.

 

Merci à EDF de m’avoir permis de partir 2 années.

 

Un grand bravo à Véro qui a osé l’aventure d’ouvrir le premier cabinet d’orthophoniste du Cambodge.

 

Un grand merci à tous les lecteurs du blog.

 

A J-1 je n’ai pas trop le cœur à plaisanter, le Cambodge va beaucoup me manquer….


   

 

Un des crimes de notre société, c’est d’avoir dénaturé le sourire jusqu’à en faire un argument de commerce. 

PS : Mon seul regret : à force de trop fréquenter des casses couilles, je suis devenu presbyte.  

 

Par domi
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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 17:35

Le temple de Preah Vihear se situe au Nord Est du Cambodge sur la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande. Il date du XIe siècle et s’étend sur une surface de 800m par 700m. Depuis juillet 2008 il est classé au rang de patrimoine mondial de l’UNESCO.

En 1962 ce temple a été reconnu comme étant en territoire Cambodgien par le tribunal de La Haye, pourtant le gouvernement thaïlandais continue à contester cette décision.    

Depuis 1 an Preah Vihear est à l’origine d’accrochages meurtriers entre les forces armées cambodgiennes et thaïlandaises.

Le 15 juillet 2009 les troupes thaïlandaises faisaient une intrusion dans le périmètre du temple avant d’être repoussées par les forces cambodgiennes.

 

 

En théorie le temple est fermé aux touristes, ce qui parait assez logique, sauf que la logique cambodgienne réserve souvent des surprises. Wanna est confiant et le 24 juillet comme nous l’avons programmé nous partons pour Préah Vihear.

Pour une nuit sous la tente, Wanna ne nous privera de rien (sauf des sardines !). Nous emmenons des lits de camp, des oreillers et des couettes, et pour le repas du soir, nous avons la glacière, la table et les chaises pliantes. En chemin, nous nous arrêtons pour acheter des cartouches de cigarettes, des petits gâteaux secs et du savon pour soigner un peu le moral des militaires cambodgiens. 

  

 

A partir de Siam Reap, nous mettons environ 4 heures pour aller jusqu’au temple. Plus nous approchons de Préah Vihear plus la présence militaire est importante. Des chars ont été acheminés prés de la frontière pour parer à toute intrusion massive thaïlandaise. Nous rencontrons aussi des équipes de démineurs car de nombreux secteurs restent encore minés depuis la période khmère rouge.

 

 

Le temple se situe au sommet d’un plateau qui culmine à environ 700m d’altitude. Coté cambodgien, il est protégé par une falaise abrupte et coté thaïlandais il est occupé par les troupes cambodgiennes.  Nous y accédons par une petite route nouvellement bétonnée. La pente est très raide et tout au long de la montée nous découvrons les positions retranchées des soldats cambodgiens qui nous laissent passer en nous souriant et en nous faisant des signes amicaux.

Arrivé au temple, quelques soldats nous montrent du doigt les militaires thaïlandais postés en contrebas. 
 


Au pied du temple, c’est la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande. Auparavant 95% des touristes qui visitaient le temple arrivaient par la Thaïlande. Depuis un an l’accès aux touristes est interdit et les barbelés sont là pour rappeler aux thaïlandais qu’il y a une limite à ne pas franchir. 

 

     

Armée de talons aiguilles et d’un parapluie, la militaire cambodgienne soigne sa féminité. Après les demoiselles du Mékong, les demoiselles de Préah Vihear.

 

 

Postés eux aussi sur les hauteurs et équipés de tenues de combats toutes neuves les commandos parachutistes cambodgiens surveillent les positions thaïlandaises.

Ces soldats ont des tenues made in USA, des fusils d’assaut AK47 chinois et ont été entraînés par des militaires français. Tout près de nous, ils me montrent leurs dernières trouvailles, des mines anti-personnelles, des roquettes, des grenades et des obus à moitiés rouillés.     

 

 

Wanna face à la Thaïlande et en tenue mi-camouflage mi-touriste (pour tromper l’ennemi) participe activement à l’effort de guerre.

 

 

Le chef des commandos ne se sépare pas du petit sac rouge qui pend autour de son cou : c’est le gilet pare-balles cambodgien. A l’intérieur, il y a des " gri-gris " sensés le préserver des balles ennemies.   

 

 

Une centaine de mètre plus haut, sous une bâche, une des batteries anti-aériennes.

 

 

Les serveurs de la batterie tuent le temps en jouant aux cartes et se remontent le moral en buvant quelques verres d’alcool de riz. 

 

Nous finissons la visite de ce très beau temple pour nous retrouver au point le plus haut du plateau en fin d’après midi. Il fait bon, on respire l’air pur et la vue sur la plaine cambodgienne est vraiment magnifique. Je ne vais pas non plus m’éterniser, mon contrat Europ Assistance ne me couvre pas en cas de chute de rockets !  

 

 

Le soir nous pique-niquons au pied du temple. Au menu : petit apéro, jambon cru, thon en salade et Comté.

Juste avant de manger nous avons la visite d’un des chefs militaires. Wanna lui explique que nous ne sommes pas " ses " touristes mais ses amis et qu’il tenait à nous faire découvrir ce temple qui attise tant l’esprit patriotique des cambodgiens et qui est devenu la fierté de tout un peuple... Wanna promet au chef de lui faire parvenir une nouvelle batterie pour son panneau solaire….le chef nous souhaite une bonne nuit.          

 

 

Nous avons installé les 2 tentes, mais avec seulement 3 sardines !

Pendant la nuit le vent se lève puis se met à souffler de plus en plus fort. A 1h du matin branle bas de combat, il faut se lever pour démonter une tente, Wanna ira dormir dans le 4X4.   

 

 

Pas de moustiques, pas d’attaques thaïlandaises, et une température agréable pour dormir. Le reste de la nuit s’est bien passé. Le matin de bonne heure, nous démontons la tente sous les regards de quelques militaires curieux. Nous distribuons les derniers paquets de cigarettes, puis c’est le retour sur Siam Reap pour une dernière nuit à Héritage.   

Par domi
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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /Juil /2009 17:29

Le cours de vos actions ne remonte pas, votre chien a bouffé votre canapé en cuir, vous n’arrivez pas à revendre votre Renault Laguna, vous avez mal parlé à votre chef et vous n’aurez donc pas de promotion à la fin de l’année, vous avez des problèmes pour résilier votre abonnement SFR….bref vous avez l’impression d’être enc… par le destin.

Venez manger sur la terrasse d’un restaurant sur le quai Sisowath, vous pourrez assister gratuitement à un défilé de petits boulots de merde et vous repartirez avec le moral gonflé à bloc.

Entre la salade Caesar et le fondant au chocolat vous serez sollicité par 3 vendeurs de journaux, 1 vendeur de hamacs, 2 vendeurs de lunettes, 2 cireurs de chaussures, 4 mendiants, 1 faux bonze, 1 vendeur d’éventails, et 3 vendeurs de livres.

Dans un premier temps, vous allez eux aussi les trouver casse-couilles car ils perturbent un peu cet excellent repas que vous avez envie de déguster en paix….puis réflexion faite, quand vous aurez réalisé que le prix de ce repas est à peu prés équivalent à une semaine de leur salaire, vous finirez par leur trouver quelques bonnes excuses.  

 

 

Cambodia Daily ?  Phnom Penh Post ? Cambodge Soir ? 


Chaque fois qu’il nous voit depuis un an, il essaie de nous vendre un hamac….bigleux, opiniâtre ou simplement casse-couilles ?  Je me pose encore la question. 


Pour 2 ou 3 $ vous pouvez acheter de belles contrefaçons. Si les occidentaux s’en servent exclusivement pour se protéger du soleil, les Khmers peuvent aussi s’en servir de lunettes à souder.   

 

Pour 0,5 $ il est toujours prêt à vous cirer les pompes…même si vous avez des tongues ! 


On retrouve souvent les mendiants aux feux rouges, aux stations essence, dans les marchés, devant les restaurants touristiques et certains grands magasins. Ce sont de jeunes enfants envoyés par leur mère (qui n’est jamais très loin), des handicapés, de vieilles dames au crâne rasé, ou encore des jeunes filles ou des mamans portant un enfant dans leurs bras. 


J’ai déjà rencontré le faux bonze au marché central et sur le quai Sisowath. Il agite sa clochette et vous tend un espèce de talisman avant de vous demander de l’argent avec un large sourire. Attention au pays du sourire il faut parfois savoir démasquer les sourires à la commerciale de chez France Loisirs. 

 

J’ai encore pas vu un seul touriste avec un de ces éventails….je crois qu’il devrait changer de petit boulot de merde.

 

Pour 4 ou 5 $ vous pouvez acheter une copie du Lonely Planet, du guide du routard ou de quelques très bons livres sur l’histoire du Cambodge. 
 

Moi aussi j’ai un petit boulot de merde, toute l’année je dois cirer les pompes de mon chef , c’est pas une vie ! 

Par domi
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /Juil /2009 16:37

 

Chauffeur de touk touk, un métier qui nécessite de savoir anticiper la demande ?

 

Ce midi là j’avais décidé d’aller manger au "on the corner" un restaurant tenu par un couple de franco khmer qui propose une bonne cuisine cambodgienne, mais aussi d’excellents steaks frites à 4,5 $.

Au "on the corner" on peut également lire "Cambodge soir" (le seul journal français du Cambodge) ou bien regarder tranquillement couler le Tonlé Sap…

 

J’arrive avec ma moto, et je me gare à la Khmer, pratiquement sur la terrasse du restaurant.

Je descends de ma moto et le temps de franchir les 3 mètres qui me séparent de la table où je vais manger, j’entends mon 3563 ème   « touk touk Sir ? ».

Je commande mon plat, puis je vais me laver les mains. Je sors des toilettes pour retourner à ma table et j’entends mon 3564ème « touk touk Sir ? »

J’ai fini de manger et je viens de payer l’addition, je suis encore assis quand j’entends mon 3565ème « touk touk Sir ? »…. 
 

Si vous voulez passez votre maîtrise de casse couilles, venez au Cambodge, la formation est gratuite et essentiellement pratique.

Le premier stage consiste à s’agglutiner devant le Elsewhere (un bar dancing bien connu des expats) jusqu’à en obstruer complètement la sortie, à attendre le client et à l’encercler au point de lui bouffer tout son oxygène.  

Le 2ème stage consiste à attendre les touristes à la sortie des bus et de les forcer à se frayer un passage à travers une meute de chauffeurs de touk touk surexcités.

Pour le 3ème stage vous attendez devant le cinéma français la fin de la séance, vous vous  dissimulez derrière la porte et dès que celle-ci s’ouvre vous balancez très fort un « touk touk sir ? » pour effrayer le cinéphile encore en  pleine réflexion sur le film qu’il vient de voir.


A la fin de ces 3 stages vous aurez forcement cassé les couilles à un maximum de gens, et votre maîtrise en poche vous pourrez continuer à casser les couilles à tous ces piétons qui ne demandent qu’une chose…..se promener tranquillement dans les rues de Phnom Penh !!!!!

 

Chauffeurs de touk touk, vous m’avez parfois fait sourire, vous m’avez très souvent cassé les couilles, je vous ai quelquefois ignorés et j’ai eu une ou deux fois envie de vous mettre un grand coup de boule….mais je pense que dans un mois et demi vous allez beaucoup me manquer… 

 

 

Afin de mieux comprendre et de découvrir comment il est possible d’être à ce point casse couilles, j’ai décidé d’acheter un touk touk. 


Me voila prêt….touk touk sir ?  touk touk lady ?

  

Par domi
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 17:32

Petit retour sur Siem Reap et l’anniversaire de Greg le millionnaire.

Encore un réveil difficile pour Mikus le décorateur, organisateur d’événements, et testeur de produits illicites.

 

Il faut dire qu’il a beaucoup donné de sa personne pour transformer un temple Angkorien en discothèque d’une nuit.    

 

Il faut dire aussi qu’il n’a pas hésité à travailler très tardivement avec sa charmante assistante thaïlandaise… 


Mon assistant à moi c’était Monireth….un joli sourire aussi, mais j’ai préféré ne pas faire d’heures supplémentaires…

 

Ce samedi matin là, c’était la kermesse au lycée français, je me suis transformé en nounou et j’ai emmené Someth et ses 2 cousins. Il y avait beaucoup de jeux et ils m’ont très vite oublié…moi, je leur courais après…tous des ingrats ces gamins !

C’est le moment d’échanger les jetons gagnés contre des cadeaux.  Someth est très motivé, et pas du tout intimidé !


Phnom Penh en fin d’après midi. Pour cette fin d’année scolaire nous avons réservé un bateau pour un buffet apéro au fil de l’eau. Les glacières sont bien garnies, les tables aussi, il est 17h45, la température est idéale, pas une goutte de pluie à l’horizon, et de très belles couleurs.

J’adore la saison des pluies !  

 

Lakéna, (maintenant prof de Khmer) a eu la bonne idée d’acheter des feux d’artifice. Il y a des instits, des profs, des assistantes maternelles….la croisière s’amuse…moi je me demande dans quel sens coule le Tonlé Sap… 


Nous sommes un petit groupe à terminer la soirée chez un couple d’enseignants.

Jean-Michel le prof de SVT entame avec moi une conversation sur le fonctionnement d’une centrale nucléaire….un quart d’heure plus tard, il s’éclipsera discrètement pour ne jamais revenir. Je l’avais prévenu que l’alcool et le nucléaire, ça faisait pas bon ménage.

 

Puis ce sera l’heure du poker (donc l’heure du départ pour moi) avec en fidèle maître de jeu, I, prof de Khmer à l’école française.

Avec une moyenne de 4 cannettes à l’heure, I est capable de jouer pendant des heures.

C’est un très bon joueur, en 2009, il a quand même gagné la coquette somme de 4 $.   

 

 

Assis sur un sac de riz et coincé entre le guidon de sa moto et un fagot de bambous, un cambodgien peut garder le sourire. Il faut dire qu’avec son casque à portée de la main, il joue la carte de la sécurité.  

 

 

Une cabine de camion d’un style dépouillé.

Ca me rappelle l’intérieur des bus qui nous ramènent de la Centrale du bugey à la maison. D’un style dépouillé également….des sièges en bois avec 1 cm de moquette par-dessus, des dossiers qui ne s’inclinent pas et des accoudoirs métalliques…idéal pour récupérer d’une nuit de travail !  Même au Cambodge j’ai pas réussi à trouver moins confortable !  

 

C’est la saison des pluies, dans le ciel et sur la terre le Cambodge a revêtu ses plus belles couleurs. C’est l’heure de la pause pour les buffles : après avoir travaillé dans les champs, ils vont pouvoir pratiquer leur sport favori : se rouler dans la boue.

Pas très gentille la petite fille; elle me demande de l’argent pour la photo….ça doit être une Vietnamienne !   


Dans les rizières, les paysans s’activent, c’est la période du repiquage du riz. Les parcelles de terrain sont préparées pour recueillir le niveau d’eau idéal à la pousse des plants de riz.

Arque boutés et les pieds dans l’eau depuis sûrement quelques heures, ces Cambodgiennes prennent un instant pour me sourire.

On est bien loin des parachutes dorés, des Vincent Bolloré, du train de vie de l’Elysée et des salaires des Jibril Cissé.

On ne peut pas refaire le monde, mais on devrait tous planter du riz au moins une fois dans sa vie.     



 Deux jeunes Cambodgiennes étalent leurs crevettes pour les faire sécher au soleil.

Je m’arrête pour prendre une photo…et puis comme je n’ai pas planté de riz, je vais  étaler des crevettes, ça pue mais ça à l’air moins fatiguant…  

Par domi
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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 16:30

  

Vous voulez aller à Sihanouk ville, mais vous ne connaissez pas la route, et vous n’avez pas de carte routière….c’est pas grave, suivez les gros cochons.

En chemin mon portable sonne, c’est la directrice du primaire, elle a besoin de moi pour un remplacement. Je suis obligé de lui dire que je suis désolé, que je ne vais pas pouvoir la dépanner parce que j’ai rendez vous avec 2 anglophones pour un perfectionnement en anglais. 


En effet, à Sihanouk ville j’ai rendez vous avec Lucas, un Italien (en vacances) qui vit depuis de nombreuses années aux Canaries, sur la même île (Lanzarote) qu’un de mes cousins.

J’ai aussi rendez vous avec John, que je ne connais pas encore.

Lucas et John se sont rencontrés à Siem Reap il y a quelques jours et depuis ils font la route ensemble.  

John a beaucoup de défauts… 


Il mange des hamburgers ! 


Il boit !

 

Il drague !

…..et en plus, il est américain ! 


Malgré nos différences, nous trouvons un terrain d’entente….un pinard Australien !

Les restaurants Cambodgiens sont plutôt cool….Ce soir là, nous arrivons à table avec notre bouteille perso. Même si le restaurant vend du vin, le serveur nous propose aussitôt de nous déboucher notre bouteille et nous amène 3 verres à pied.       

 

A la fin du repas, après le digestif, avec respectivement 2,8 / 3,1 et 3,2 grammes, si nous voulons conserver notre permis, il va nous falloir trouver un chauffeur….puis réflexion faite, nous nous souvenons que nous sommes au Cambodge….et qu’en plus, on n’a pas de permis ! ouf sauvés !  

 

Dans le série : Qu’est ce qu’on peut faire sur la plage de Sihanouk ville ?

Se faire épiler le dos…. 


….ou bien le torse !.....  

 

….se peser ! 


 

….ou bien encore regarder le tournage d’un téléfilm Cambodgien. 


On comprend vite qu’un grand de moment de télévision nous attend en voyant avec quel professionnalisme nos 2 starlettes entrent dans la peau de leur personnage. 
 

Régis, Stéphane, Coco Gali, Gilbert H, Cricri, Nono, Christian, Fabrice, Lucas, John, vous savez tous à quel point la vie est difficile à Sihanouk ville…..merci de m’avoir dépanné en efferalgan. Vous avez fait grimper mon taux de gamma gt, mais sachez que je ne vous en veux pas.  

Par domi
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 16:45

Le massif des  Cardamomes (point culminant 1200 m) se situe au sud ouest du Cambodge. Il est en partie recouvert d’une forêt dense tropicale humide qui s’étend jusqu’au golfe de Thaïlande. Longtemps considéré comme inaccessible à cause des mines, de l’exploitation illégale du bois et du braconnage, les Cardamomes restent aujourd’hui encore, hors des circuits touristiques traditionnels. 


Après 4h de bus au départ de PP nous nous arrêtons à Andoung Teuk. D’après  nos renseignements, un bateau part tous les jours (entre 12h et13h30) d’Andoung Teuk pour se rendre à Chipat un village dans la forêt des Cardamomes.


 

En fait, c’est un petit bateau de ravitaillement qui prête son plancher à d’occasionnels passagers. Ce jour là nous serons 6 (conducteur compris). Une vielle dame nous montre un  gros sac de crevettes cuites. Nous lui proposons 1 $ pour la moitié du sac….l’affaire est dans le sac !  


Pendant 2 heures nous remontons une rivière bordée de mangroves, de cocotiers et de cabanes sur pilotis.
  

 

Puis nous arrivons à ce qui ressemble à un village. Tout le monde descend, nous sommes à Chipat.   


 

Nous marchons 20 mètres pour nous retrouver dans l’effervescence du centre ville. Des canards, des chiens, des cochons, quelle agitation !  

Pour une fois nous ne sommes pas accueillis par des Motos Doup ou des Touk Touk….ça parait anormal, mais c’est bien la réalité. On redécouvre le  plaisir de pouvoir marcher tranquillement.



Juste des gens qui nous sourient et des enfants qui nous font coucou.  

 

Le salon de coiffure de Chipat

Chipat est un petit village perdu dans les Cardamomes. Ici, il n’y a que 2 choses à faire, regarder vivre les gens et profiter de la nature. Il y a aussi une petite association Khmère qui propose des randonnées à pied, à vélo, et un hébergement chez l’habitant.

C’est le début de la saison des pluies et en fin de journée nous avons droit à un petit déluge avec rafales de vent et grosse pluie de mousson. Ça amuse beaucoup les enfants qui courent pieds nus dans la boue. 

Cette fois ci dans la chambre pas de grosses araignées (genre Mygale) ou d’invasion de guêpes, mais un nid de fourmis sous le matelas. Comme nous sommes les seuls touristes et que toutes les chambres sont libres, le problème sera vite réglé.   

 

Le lendemain matin grand soleil pour la journée VTT. Nous avons un guide et…..surprise, des vélos tout neufs. 
 

Ça se transforme vite en sortie tout terrain. Des montées qui font transpirer, des descentes qui obligent à freiner, si ça continue ça va devenir physique, merde j’ai pas voulu mettre le casque !  Il a plu hier et ça se voit ; c’est sympa ce petit passage semi aquatique, mais je vais quand même essayer de ne pas me mouiller les pieds !
 

Bon ben ce coup ci, c’est raté !

 

Nous attaquons le milieu végétal, c’est le bon moment, le début de la saison des pluies…. il y a des petites sangsues un peu partout !!!   Rien de bien méchant, elles se détachent facilement de la peau. 

 

Après 3 h de VTT, le guide nous demande d’abandonner nos vélos pour continuer à pied. La pente est raide mais la balade ne dure pas très longtemps. Juste le temps de finir de tremper la chemise et d’arriver à une grotte habitée par des chauves souris.

Dans la forêt nous entendons les chants des gibbons, un peu plus tard le guide nous montre les empreintes d’un éléphant sauvage. Pas de doutes nous sommes dans le Cambodge profond.     

 

Il est l’heure de manger et nous pique niquons au bord d’une jolie petite rivière. Un crabe et des petits poissons se disputent un morceau d’omelette que je viens de leur lancer. 

Puis c’est le retour sur Chipat avec les jambes lourdes et une réserve d’eau épuisée.  

Nous prenons une boisson très appréciée des Khmers; un grand verre de café glacé avec un fond de lait concentré.

Ce fut une belle journée de sport dans le magnifique massif des Cardamomes.   

 

   

Le lendemain c’est le retour sur Andoung Teuk, cette fois ci à moto doup (30 min) pour arriver avant le passage du bus pour Phnom Penh.   

 

On dirait que le Cambodge profond est également touché par la nouvelle réglementation qui rend le casque obligatoire.

A Phnom Penh, on signale de nouvelles atteintes aux droits de l’hommes : Des radars vont être mis en place, les éthylotests vont faire leur apparition, le permis de conduire et l’assurance véhicule vont devenir obligatoires ; si ça continue, ils vont interdire la happy pizza….il est vraiment temps que je rentre en France ! 

Par domi
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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /Mai /2009 10:45

Angkor est un mot Khmer qui signifie "Capitale". Aujourd’hui, on l’emploie pour désigner toute la zone sur laquelle les Khmers ont implanté leurs diverses capitales.

L’empire Khmer fut unifié et fondé par Jayavarman II, il prospéra du 9e au 15e  siècle dans la région du grand lac Tonlé Sap. 26 Rois se succédèrent durant cette période. Les croyances et l’architecture Khmère prirent racines en Inde et les temples d’Angkor sont un mélange d’influences Hindouistes et Bouddhistes.   

Ravagée par des guerres incessantes et devant la menace du Siam (ancien nom de la Thaïlande) Angkor sera abandonnée vers 1430. Les Khmers chercheront à implanter leur nouvelle Capitale beaucoup plus au Sud, Phnom Penh sera choisi pour sa situation géographique propice au commerce. 


Ce qu’il y a de meilleur dans la visite des temples c’est le petit déjeuner à l’hôtel Héritage. 

 

Wanna nous prête un de ses 4X4. Certains temples sont éloignés, la piste est mauvaise, et puis le 4x4 j’aime bien, ça fait viril. 
 

 

Beng Mealea (construit au début du 11e siècle) est à 60 kms au Nord Est de Siem Reap. On peut le visiter depuis moins de 2 ans. Il est en partie effondré et envahi par la végétation. Des scènes du film "deux frères" de Jean Jacques Annaud ont été tournées dans ce temple où les touristes ne se bousculent pas. Le terrain est très accidenté mais pour celles qui visitent les temples en talons aiguilles, des passerelles en bois (construites au début du 21e siècle) vous assureront une visite sécurisée.

  

   

Plus loin, à 80 kms au Nord de Siem Reap se trouve Koh Ker qui fut une Capitale angkorienne au 10e siècle. Cette Capitale n’aura vécu que 23 ans, pourtant elle est constituée de nombreux temples. La plupart des grandes statues du musée national de Phnom Penh proviennent de Koh Ker. A partir de Siem Reap, il faut 2h et demi pour se rendre sur ce site où tout est prêt pour accueillir les touristes…..qui ne sont pas là.  

Prasat Thom (un temple d’état) est un des attraits de cette ancienne Capitale, c’est le plus haut temple pyramide (35 m) jamais construit au Cambodge.

Malheureusement on a préféré en interdire l’accès plutôt que de restaurer la montée d’escalier. C’est vraiment frustrant de rester au pied du temple car depuis la terrasse supérieure on a une superbe vue sur la forêt et les plaines alentours.  

 
                                                                   

Comme vous avez payé 10 $ pour visiter Koh ker, je vous conseille quand même d’entreprendre l’escalade (après analyse de risque bien sur !) du temple pyramide.

Si à mi chemin un des gardiens vous interpelle pour négocier l’ascension, faites comme moi, refusez de payer les 5 $ qu’il vous demande et proposez lui en 2. C’est bien payé et il les glissera dans sa poche avec plaisir.  
 


Lors de la montée, et surtout de la descente méfiez vous quand même, l’escalier est branlant et il manque des marches. Cependant, si comme moi vous travaillez dans le nucléaire et que votre métier vous oblige parfois à faire de l’escalade, vous passerez l’épreuve sans encombre.  

 

Situé à 7 Kms de Siem Reap, le principal site d’Angkor s’étend sur une zone de 400 km2 et concentre une centaine de temples. On peut également admirer les 2 immenses réservoirs d’eau construits par les Khmers au 9e siècle (le Bârây oriental : 7,5 km de long par 1,8 km de large) et au 11e siècle (le Bârây occidental : 8km de long par 2,2 km de large et 7m de profondeur), ce dernier est encore en activité.

Le pass Angkor est de 20$ pour la journée (gratuit pour les Cambodgiens).  



 

Pour une visite à la journée, vous pouvez louer un vélo (avec son guide local), un touk touk (pour environ 15 $) ou si vous êtes Chinois prendre un bus. Nous, on a choisi la jeep, on a trouvé que ça se mariait bien avec le décor. 

 

Le Ta Prohm (fin 12e début 13e) était un monastère et une ville également, protégé par une   enceinte rectangulaire de 650m par 1000m. On peut y accéder par 4 portes situées aux 4 points cardinaux.

Les inscriptions à l’intérieur du temple font état de 12640 habitants à l’intérieur de la ville et de 79000 personnes vivant aux abords du Ta Prohm.

C’est un des temples les plus visités et les plus photographiés. Ici le plus dur est d’arriver à prendre une photo sans touristes. Pour cela, le mieux est de se fondre parmi les reliefs.  

 

Le temple est connu pour ses nombreux arbres (des fromagers) qui dévorent les pierres avec  leurs racines.

 
Ta Keo (fin 10e début 11e  siecle) est un temple pyramide de 21 m. On peut monter au sommet par des escaliers très raides. On vous attend en haut pour l’offrande à Bouddha et en bas pour vous vendre un collier de perles. L’impression de n’être parfois qu’un porte monnaie, c’est un petit  peu gonflant.

11-copie-5.jpg
Angkor Tom (que l’on appelle aussi la grande capitale) date de la fin du 12e siècle. La muraille de la ville forme un carré de 3000 m de coté. Ici nous voyons une des 5 portes (toutes semblables et mesurant 23 m de haut) de la ville.
  

 

Au centre de la ville, le Bayon (un temple d’état) est admiré pour sa complexité et ses bas reliefs. Sur les murs on peut voir (entre autres) de nombreuses scènes de bataille entre les Chams (Indonésiens musulmans) et les Khmers. Ce que j’aime le plus : me poser avec la jeep devant les temples, pour gâcher les photos des Japonais. 

 

 

Angkor Vat (qui veut dire, la capitale pagode) date de la première moitié du 12e siècle.

C’est le plus grand, le plus imposant et à mon goût, le plus beau de tous les temples Khmers.

Pour accéder à Angkor Wat, il faut emprunter cette longue chaussée qui permet de franchir les 190 m de douve. Ensuite on pénètre à l’intérieur de l’enceinte qui fait 1025 m par 802 m. 

 

En plein centre de l’enceinte, le magnifique temple d’Angkor Vat.

Il est devenu le symbole du Cambodge et depuis 1863 il apparaît sur le drapeau national.

Si comme moi vous restez figé bouche bée devant l’imposant édifice, n’oubliez pas de vous protéger du soleil. 


 

Angkor Vat est le temple le mieux conservé. Il n’a jamais été totalement abandonné car les bonzes ont toujours occupé et entretenu les lieux.

 

Ce n’était qu’un petit aperçu de quelques uns des temples d’Angkor. La plupart des touristes y passent 1 ou 3 journées. Pour les passionnés, 1 ou plusieurs semaines sont nécessaires à la découverte des temples d’Angkor. Siem Reap est une très jolie petite ville avec un centre ville très animé, dommage qu’il soit occupé par une armée de chauffeurs de touk touk et de moto doup particulièrement envahissants. Pour supporter leurs assauts, je vous conseille de vous armer de patience….ou éventuellement de fumer un gros pétard.       

 

Les temples d’Angkor sont un magnifique exemple de la mégalomanie de l’homme et de ce que peut générer la suprématie incontestée d’une religion.    

 

Aujourd’hui au Cambodge, pendant que l’écart continu à se creuser entre les riches et les pauvres, les pagodes continuent à pousser comme des champignons. Aspect positif : si le prix du  riz augmente trop, vous pouvez toujours aller vous remplir l’estomac avec un peu de nourriture spirituelle….

 

En parlant de nourriture spirituelle, hier soir j’ai eu beaucoup de mal à terminer mon 9ème buffet fruits de mers au restaurant du Royal. Je n’étais pas très inspiré….il est peut être temps que je revienne à de vraies valeurs….un bon casse croûte saucisson/pâté/jambon/cornichons  avec quelques camarades bien couillus.
Par domi
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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 17:56

Salut Più Più,
 

La question que tu poses dans ton commentaire sur l’article "un dimanche à la campagne" est une question que je me suis également posée.
Les Khmers rouges sont à l’actualité en ce moment avec le procès de Duch qui se tient à Phnom Penh. Une actualité qui dérange les consciences et qui malheureusement ne délie pas beaucoup les langues.
 

Ta question m’a donné envie d’aborder un sujet qui reste tabou pour la plupart des Cambodgiens et qui pour ma part suscite toujours autant d’incompréhension.       

J’ai eu 2 ou 3  fois l’occasion de parler de la période Khmers rouges avec la grand-mère de Someth. Comme je sais que c’est un sujet très sensible, j’attend toujours qu’elle en parle spontanément.  

La grand-mère s’est contentée de me dire qu’elle avait été déportée et qu’elle avait comme beaucoup d’autres énormément souffert.

C’est une femme très gentille qui parle toujours avec beaucoup de sincérité et je ne peux que la croire.  

Concernant son Oknia de mari, elle est toujours restée très réservée et j’ai choisi de respecter sa réserve en ne lui posant pas de questions.
 

Je comprends que tu puisses avoir des interrogations par rapport à  ceux qui ont survécu à la période Khmers rouges, j’en ai aussi.

Il y a encore beaucoup d’anciens Khmers rouges au Cambodge et certains occupent aujourd’hui des postes au gouvernement. Il y a quelques jours, j’ai appris que le gouverneur et le vice gouverneur de la province de Pailin étaient d’anciens Khmers rouges et qu’ils n’étaient bien sur pas inquiétés.

 

Après avoir fait régner la terreur  pendant plus de 4 ans et demi, les khmers rouges ont été chassés de Phnom Penh fin 79 par les Vietnamiens. A ce moment là, beaucoup de responsables Khmers rouges se sont réfugiés à Pailin (une ville à l’Est du Cambodge tout prêt de la frontière Thaïlandaise) qui est devenu leur fief. Aujourd’hui encore certains vivent là bas dans de belles villas et exploitent de grandes fermes, la forêt, ou des mines de pierres précieuses.

Il n’y a pas très longtemps j’ai vu un reportage sur un village Cambodgien. Plus de la moitié des villageois sont d’anciens Khmers rouges, ils vivent depuis bientôt 30 ans avec des voisins qui sont  parfois leurs anciennes victimes.

J’ai appris également que dans la religion Bouddhiste, le pardon n’existait pas. Alors de nombreux anciens khmers rouges se convertissent au christianisme. Leur nouvelle foi leur offre un réconfort moral et leur permet de se laver de leurs péchés. C’est pas beau ça ?  Une religion qui lave plus blanc que blanc…

  

En ce moment Dutch, l’ancien directeur de S 21 comparait devant le TPI et le tribunal Khmer rouge. La grosse majorité des Cambodgiens ne s’intéressent pas au procès, la plupart ne savent pas qui est Duch, beaucoup sont trop occupés à survivre, d’autres veulent tourner la page, et les anciens khmers rouges préfèrent se boucher les oreilles. Le peu de Cambodgiens qui luttent pour que justice soit faite s’épuisent face à la lourdeur et aux lenteurs des procédures de justice.

Pour couronner le tout, l’avocat Français (François Roux) de Duch demande sa remise en liberté pour vice de procédure.

Il y a à peu prés un an, je suis allé au Centre Culturel Français. Une victime des Khmers rouges (actuellement juge au Tribunal Khmer rouge) faisait une intervention pour expliquer ce qu’elle avait vécu et dans quel état d’esprit elle était aujourd’hui après presque 30 ans.

Je me souviens avoir était choqué et avoir eu envie de quitter la salle en l’écoutant s’apitoyer plus sur les bourreaux que sur les victimes.

Aujourd’hui je suis écoeuré de voir que l’on dépense beaucoup plus d’argent à la défense des accusés qu’à celle des victimes.    

Franchement, tant qu’à assister à une mascarade de procès, pour les individus comme Duch, moi je suis pour un procès à la Ceausescu. 
 

Petite page d’histoire :

Lorsqu’en 79 les Vietnamiens chassent les Khmers rouges de Phnom Penh, ils mettent  en place un gouvernement pro vietnamien (Constitué en partie de dissidents Khmers rouges) soutenu par la Russie. Les Américains ne reconnaissent pas ce gouvernement  et préfèrent voir un des sièges de l’ONU occupé par les Khmers rouges (représentant le Cambodge), et ceci  jusqu’en 91.

Après 91, afin d’assurer la stabilité au Cambodge, l’ONU déploiera ses forces dans le pays, sans toutefois désarmer les Khmers rouges…  

Ensuite, lorsque l’ONU proposera de juger les Khmers rouges, ceux-ci prendront le maquis pour entrer de nouveau en résistance.

Pour calmer le jeu et instaurer une union nationale, Hun Sen (actuel premier ministre et ancien Khmer rouge (Il se dissociera du mouvement en 77 pour se ranger aux cotés des forces Vietnamienes)) choisira d’ "acheter" quelques-uns des anciens dirigeants Khmers rouges.

 

Les derniers crimes Khmers rouges remontent à 1994. Trois touristes occidentaux seront kidnappés (suite à l’attaque du train Phnom Penh-Sihanoukville) puis exécutés dans la Province Kampot.

 

Actuellement 5 anciens khmers rouges sont sur le banc des accusés, 5 responsables que Hun Sen a bien voulu sacrifier pour satisfaire la communauté internationale. Il n’y en aura pas d’autres et la grosse majorité des Khmers rouges ne seront jamais jugés.

C’est donc un semblant de procès qui a le mérite de dénoncer des atrocités mais qui ne rendra jamais une vraie justice.

Pour répondre à ta question Più Più, moi aussi je me suis souvent interrogé en croisant des Cambodgiens qui avaient l’âge d’être d’anciens Khmers rouges, moi aussi je me suis parfois  demandé comment une ancienne victime pouvait supporter de vivre à coté de son ancien bourreau sans lui sauter au cou pour l’étrangler.

J’ai arrêté de me poser des questions parce que ça me fout les boules, alors je laisse les Cambodgiens régler leur compte à leurs vieux démons (pas si vieux que ça, tu me diras).

Tu es Cambodgienne alors j’imagine ce que tu peux ressentir…

Tu es toujours la bienvenue si tu veux t’exprimer sur le blog. 

A bientôt Più Più.      

     

Par domi
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Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 20:18

Ce dimanche là, le papa de Someth  nous avait proposé de mettre à notre disposition une voiture et un chauffeur pour une balade à la journée. J’aurais aimé essayer la voiture sans le chauffeur, mais apparemment l’un ne va pas sans l’autre.      

 

7h00 du matin : Nous partons de PP.

Etant nous aussi frappés de plein fouet par la crise, pour cette sortie dominicale, nous nous contenterons de la Lexus LX 470, un 4x4 de 4,7 litres, 8 cylindres, avec caméra de recul. Dans la voiture je me fais engueuler par Someth parce que je ne veux pas regarder avec lui un DVD sur les dinosaures…ça commence bien !    

 

 

Une heure plus tard nous arrivons dans la pagode où la grand-mère de Someth doit très officiellement participer à l’inauguration d’un nouveau bâtiment. Les officiels sont là, les bonzes aussi, et les villageois sont venus très nombreux. 
  


Dans le nouveau bâtiment, nous avons la surprise de voir accroché au mur le portrait du grand père de Someth. Le grand père était un " Oknias ". C’est le mot que l’on emploie au Cambodge pour désigner une dignité, autrement dit un membre éminent du gouvernement. L’oknias est également reconnu en tant que généreux donateur. Nous comprenons mieux la présence de la grand-mère de Someth qui semble-t’il continue à œuvrer dans le même sens que son mari (aujourd’hui décédé). 
 


A l’intérieur du bâtiment inauguré, des dizaines de bonzes font face à de nombreux fidèles venus donner des offrandes et prier Bouddha. Someth m’entraîne à l’intérieur, je suis un peu gêné car il n’y a aucun occidental et évidemment tout le monde me regarde. Il me tend 3 bâtons d’encens, m’invite à m’agenouiller devant Bouddha pour m’initier à la bouddhiste attitude. Je n’ose pas dire non et je me fais de nouveau engueuler car ma position de jambes n’est pas bonne. Réflexion faite, je pense ne pas être assez souple pour devenir bouddhiste… 


Ensuite les bonzes vont faire une espèce de procession tout autour du bâtiment. Ils recevront des louches de riz, des canettes de boissons sucrées, des bouteilles d’eau, des gourmandises en tout genre et bien sûr des billets.

 

La cérémonie terminée, nous repartons avec 3 cousines de Molica (la grande sœur de Someth). Avec le chauffeur nous sommes maintenant 9. Heureusement le Lexus possède 2 banquettes arrière assez spacieuses. Nous allons dans le parc du Kirirom situé dans la chaîne de l’éléphant (à une centaine de kilomètres à l’Est de PP). C’est un petit peu en altitude (point culminant 971m) et les Cambodgiens aiment aller s’y balader. Pour eux l’entrée du parc est gratuite, pour nous les étrangers ce sera 5 $ par personne.

  
Nous pique-niquerons sur place, sous une paillote au bord d’une jolie rivière.

Petite devinette : C’est quoi ?

Indices : Ça se mange et c’est meilleur que ça en à l’air.  

 

Je reste toujours très proche de Someth et je n’hésite pas à me ridiculiser pour lui faire plaisir car j’attends beaucoup de lui….notamment qu’il devienne un jour Oknias, comme son père et son grand père. 

 

Quelle différence y a-t-il entre le maillot de bain Khmer et la tenue de tous les jours ?  Aucune !  

 

Dans le parc du Kirirom, il y a un grand hôtel qui fait aussi parc d’attraction. Someth, qui  aime tous les animaux  continue à être passionné par les animaux préhistoriques. Le voici en train de couver un oeuf de dinosaure.  

 

Là c’est carrément Jurassique parc !
   

 

La grand-mère de Someth, qui a 74 ans.
  

  
Après Someth, c’est au tour de Molica et d’une de ses cousines de faire un petit tour de cheval.
 

Nous serons de retour sur PP un peu avant 19h pour manger tous ensemble dans un restaurant Chinois.

Toute la journée la grand-mère de Someth aura veillé à ce que l’on ne manque de rien avec sa gentillesse habituelle.

C’était une très bonne journée à la campagne dans une famille qui ne connaît pas la crise.

 

Je rassure Monique et Edgard, les dimanches à Messenas (petite commune de l’Isère) accompagnés de cochonnailles et de gnôle sont pas mal non plus….


Bonjour aux Français, surtout n’oubliez pas de séquestrer de temps en temps un patron un  peu trop méprisant.  

La violence faite à l’homme de le laisser sans travail est bien peu de chose à coté d’une séquestration…

 

Par domi
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  • domi
  • 20 kgs de bagages, 2 ans de congés et 1 aller simple pour PP
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  • 04/06/1903
  • CAMBODGE Phnom Penh
  • la neutronique les bulots l'autoflagellation les ravioles
  • Narcissique, érotomane, égoïste, cynique, sensible, anticonformiste.... Pour en savoir plus, consulter l'article "J'aime/j'aime pas"

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